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Analyse EURUSD fin 2014 et suite du langage des figures chartistes

Le 05 décembre 2014

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Mimer Cassandre

La BCE… En juin dernier, Draghi nous annonçait des mesures « bazooka » pour relancer inflation, croissance et espoirs au sein du Vieux Continent. Près de six mois après, la situation a rarement été aussi critique. La zone euro frôle la déflation, le chômage européen stagne « officiellement » autour de 11,5%, tous les moteurs de croissance sont en panne … même la locomotive allemande inquiète. Les mesures qu’adoptent ou que pourraient adopter la BCE n’ont aucun intérêt, de notre point de vue.

Ces mesures sont fortement limitées par les statuts de la BCE et par l’orthodoxie allemande, pour ne pas dire la « rigueur berlinoise ». En témoigne l’ersatz de « QE » qui pourrait se dessiner dans les prochaines semaines. Car oui, il ne s’agirait que d’un semblant de ce qu’on fait ces six dernières années Américains, Anglais et Japonais. D’autre part, ces mesures de politique monétaire ne sont pas accompagnées sur le Vieux Continent de réformes structurelles. Autrement dit, les minces efforts de la BCE sont immédiatement anéantis par le manque de volonté et de courage politique en Europe.

Pour autant, il n’est plus question, non plus, de saigner à blanc les peuples comme la Troïka l’a exigé en Grèce. A ce sujet, ne nous offusquons pas si le Premier ministre grec, Antonis Samaras, a préféré refuser une sortie prématurée du plan d’aide international plutôt que d’appliquer de nouvelles hausses d’impôts, couplées à des baisses massives de salaires. Rengaine lassante et insurrectionnelle de ces six dernières années. A se demander si le Vieux Continent a encore la moindre idée pour se relancer, comptant pourtant parmi les plus brillants économistes de notre ère.

Toujours est-il qu’il ne sert strictement à rien de regarder vers la BCE. Que celle-ci nous annonce de nouvelles mesures « bazooka » (aussi efficaces qu’en juin dernier ?) ou qu’elle préfère attendre 2015 pour découvrir l’ampleur de la claque déflationniste : notre trame boursière ne change pas. Visiblement, nous faisons bien : notre prévision haussière sur le DAX30 entre 8 860 et 10 030 points sur les huit dernières semaines a définitivement été validée ces derniers jours, au moment où nous tendons vers notre ultime niveau sur EURUSD.

Qu’importent la BCE et la pseudo attention que lui apportent les opérateurs boursiers : évitons simplement ces nœuds de volatilité et de nervosité, tout en préservant une trame claire et inchangée au cours des semaines, des Trades et des prétendues conférences de presse salvatrices d’une Europe à bout de souffle et d’idées. Pour autant, et comme toujours : nous invitons au pragmatisme, et non à mimer Cassandre.

Analyse Technique EURUSD

Analyse EURUSD fin 2014 et suite du langage des figures chartistes

Lors de notre précédente analyse pour Café de la Bourse, nous concluions notre partie technique par ces quelques mots : « Autrement dit, maintenant que la rupture baissière des 1,2500 est effective (comme anticipé le mois dernier), nous pouvons viser les 1,2400 et 1,2300 par extension. Puis répéter ce scénario entre 1,2300 et 1,2200 pour enfin arriver sur notre support technique (les 100% de Retracement de Fibonacci) à 1,2120. »

Puisque la moitié de l’objectif est atteint et que notre trame boursière ne change pas (voir ci-dessus), nous insistons ce mois-ci sur le simple maintien de nos précédentes prévisions. La moitié du travail est fait : certes, il reste donc à atteindre les 1,2250 dans un premier temps, puis 1,2200 en guise de supports psychologiques avant le véritable objectif, plus technique, à 1,2120. Comme présenté sur notre graphique à l’occasion de la précédente analyse, et de celle-ci.

Nous vous invitons tout de même à prendre vos bénéfices vis-à-vis de nos précédentes recommandations. Naturellement. Un simple suivi de tendance est à opérer en ces périodes de creusement de l’écart économique des deux bords de l’Atlantique. En somme : rien de nouveau sous le soleil. Nous ne sommes pas, géographiquement parlant, du bon côté de l’océan pour profiter de cet écart. Continuons donc, au moins, de profiter de la situation d’un point de vue strictement boursier.

Pour rappel : « Autrement dit, maintenant que la rupture baissière des 1,2500 est effective (comme anticipé le mois dernier), nous pouvons viser les 1,2400 et 1,2300 par extension. Puis répéter ce scénario entre 1,2300 et 1,2200 pour enfin arriver sur notre support technique (les 100% de Retracement de Fibonacci) à 1,2120. »

Le langage des Figures Chartistes : Partie 2

Les figures convergentes

Pour comprendre la formation de ces figures chartistes, il est nécessaire de passer par le modèle du Coweb, développé par les économistes dans les années trente afin de modéliser l’équilibre des marchés. Dans ce modèle, l’offre et la demande ne sont pas simultanées car il existe des délais de réaction qui rendent impossible l’ajustement immédiat entre ces deux variables. Par exemple, si les acheteurs se positionnent en fonction des prix d’aujourd’hui, les vendeurs peuvent prendre leurs décisions en se basant sur ceux de la veille.

Le comportement inverse dans lequel c’est la demande qui dépend du prix de la période précédente tandis que les vendeurs se déterminent en fonction de la période courante, peut également se concevoir. Dans les deux cas, si la pente de la demande est inférieure à celle de l’offre, le modèle du Coweb aboutit à des oscillations de prix qui convergent vers un prix d’équilibre et qui font apparaître des figures chartistes en forme de triangles : triangles symétriques, triangles ascendants ou descendants, triangles diagonaux haussiers ou baissiers.

La description du modèle du Coweb

Afin de comprendre la logique économique et comportementale qui sous-tend la formation des triangles, nous proposons de décrire ci-après, la version du Coweb constituée par les hypothèses suivantes : les courbes d’offres et de demande sont représentées par des droites; la pente de la courbe de la demande est inférieure à celle de l’offre. Enfin, la dynamique est amorcée par les vendeurs qui opèrent sur une courbe d’offre, avec toutefois une différence notable, c’est que cette dernière fonctionne avec un décalage de temps dû à l’existence d’un délai de réaction. Ce mécanisme se traduit par le fait que les vendeurs prennent leur décision en se basant sur le prix constaté lors de la séance de Bourse précédente.

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