Comment investir dans le pétrole en Bourse ?

Le 29 octobre 2021

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Quelle est la valeur du pétrole ? Comment varie le prix du pétrole ? Pourquoi le cours du pétrole baisse ou augmente ? Faut-il actuellement investir dans le pétrole ? Quelles sont les différentes manières d’investir dans le pétrole ? Explications et conseils pour investir dans le pétrole et trader l’or noir. Retrouvez aussi notre comparatif des courtiers en Bourse permettant de se positionner sur cette matière première très particulière.

Pétrole : définition et lieux de production

Le pétrole, du latin petroleum, vient du mot grec petra, qui signifie « roche », et du mot latin oleum, qui signifie « huile ». C’est une roche liquide d’origine naturelle composée essentiellement d’hydrocarbures. Matière première du secteur de l’énergie, elle occupe une place majeure dans nos économies industrialisées.

Les principaux pays producteurs de pétrole sont : les États-Unis, la Russie, l’Arabie Saoudite, le Canada, l’Irak, la Chine, les Émirats Arabes Unis, le Brésil, l’Iran, le Koweït (source : BP Statistical Rewiew of World Energy Août 2021).

Comparatif courtiers en ligne pour investir dans le pétrole

Pour investir dans le pétrole, les courtiers en ligne mettent à votre dispositions une offre de produits dérivés et des fonds qui vous permettront de vous positionner sur le cours du Brent ou le cours du WTI. Via un courtier Bourse, il vous sera aussi possible d’investir dans les actions en Bourse de sociétés pétrolières.

Retrouvez ci-dessous notre comparatif des courtiers en Bourse pour traiter le pétrole et les matières premières via les produits dérivés, ETF, OPCVM ou actions en Bourse des compagnies pétrolières.

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Brent et WTI : cours du pétrole du jour


L’unité de référence du pétrole est le baril. Peut-être vous demandez-vous : qu’est-ce qu’investir dans le pétrole Brent ou comment investir dans le baril de pétrole WTI ? Sur les places boursières, on emploie en effet les termes de baril de Brent et de baril de WTI. Dans les deux cas, il s’agit d’un baril de pétrole, soit 42 gallons américains qui correspondent à environ 159 litres de matière première, mais la composition du pétrole n’est pas identique.

Le WTI, West Texas Intermediate, est le standard de référence du pétrole des États-Unis. C’est le type de pétrole standard utilisé pour fixer les prix auprès du NYMEX.

Le Brent, quant à lui, tire son nom de l’acronyme de différents gisements pétroliers de la Mer du Nord (Broom, Rannock, Etive, Ness et Tarbert). Léger et moins sulfuré que le WTI, il permet de fixer les prix de plus de 2/3 des pétroles négociés.

Découvrir aussi notre dossier Investir dans les matières premières

La valeur intrinsèque du pétrole

Le pétrole est une matière première énergétique stratégique. De fait, l’exploitation du pétrole est l’un des piliers de l’économie industrielle contemporaine, car cette énergie fossile fournit la quasi-totalité des carburants liquides — fioul, gazole, kérosène, essence, GPL — tandis que le naphta produit par le raffinage est à la base de la pétrochimie, dont sont issus un très grand nombre de matériaux usuels — plastiques, textiles synthétiques, caoutchoucs synthétiques (élastomères), détergents, adhésifs, engrais, cosmétiques, etc. — et que les fractions les plus lourdes entrent dans la composition des bitumes, paraffines et lubrifiants.

Le pétrole, matière première au statut particulier

Le pétrole est une matière première très particulière de par son importance dans l’industrie et comme bien de consommation (essence) mais aussi de par l’organisation de sa production. En effet, près de 40 % de la production mondiale de pétrole vient des pays de l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole). Ce cartel regroupe 13 pays (Algérie, Angola, Arabie saoudite, Congo, Émirats arabes unis, Gabon, Guinée équatoriale, Irak, Iran, Koweït, Libye, Nigeria, et Venezuela) et vise à négocier ensemble le prix et les futurs droits de concession avec les sociétés pétrolières. L’objectif de cette organisation est d’influer sur les cours du pétrole. Le principal outil de l’OPEP pour contrôler les prix du pétrole est l’instauration de quota de production permettant de jouer sur l’offre, et donc sur les prix.

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Comment varie le cours du pétrole ?

L’offre et la demande du pétrole

L’offre dépend de la production des pays producteurs et de leur volonté et/ou capacité à exporter. En effet, les pays de l’OPEP se réunissent régulièrement pour fixer un plafond de production et ainsi maîtriser l’offre et donc maintenir les prix relativement élevés. Notons cependant que des désaccords peuvent exister entre les différents pays membres de l’OPEP+ et que, en l’absence d’accord, la production n’étant plus régulée pour maintenir les prix, on peut assister à une baisse des cours du Brut.

En outre, des embargos ou des sanctions économiques peuvent priver un pays d’exporter son pétrole. Par exemple, les sanctions économiques contre l’Iran ne lui ont pas permis jusque récemment d’exporter son pétrole comme il le souhaitait. Aux États-Unis, la levée de l’interdiction d’export a ouvert la voie en 2016 à un nouvel essor de ce marché. « Moins d’une semaine après que le Congrès américain ait accepté de lever l’interdiction sur les exportations du pays, le prix des futures sur le pétrole américain (WTI) a dépassé celui du standard international, le pétrole de Brent. La parité entre le WTI et le Brent a été atteinte avant même la signature du contrat au Congrès » expliquait en 2016, Jasper Lawler, Analyste CMC Markets. C’est dire l’impact de cette mesure sur le cours du pétrole !

L’offre mondiale de pétrole peut également augmenter de manière significative grâce à la découverte de nouveaux gisements pétroliers et à la production à grande échelle de pétrole de schiste. Ainsi, en 2017, les États-Unis se sont imposés comme les premiers producteurs de pétrole au niveau mondial, devant l’Arabie Saoudite, place à laquelle ils se sont maintenus depuis.

Un contexte de croissance économique mondiale induit une hausse de la consommation de pétrole. Celle-ci contribue à la hausse des cours du pétrole, particulièrement si le niveau de la production stagne. À l’inverse, en période de ralentissement économique, la demande de pétrole s’affaiblit. Le pétrole est en effet une matière première de base de nos économies industrialisées.

Or, au premier semestre 2020, le ralentissement très marqué de l’activité économique, conséquence des politiques de confinement pour lutter contre la pandémie de Covid-19 a indubitablement entraîné une baisse de l’activité et donc de la demande en pétrole : les trajets en voiture ont été réduits aux seuls déplacements dérogatoires, le trafic aérien était alors quasi nul, les usines en grande partie à l’arrêt. En réponse à l’effondrement de la demande, les pays producteurs ont réduit l’offre, entraînant un déficit artificiel sur le marché pétrolier pour faire remonter les prix. Dès les premiers mois de l’année 2021, avec le retour de l’activité économique, les prix du pétrole ont flambé.

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Le cours du pétrole directement lié au contexte géopolitique

Les tensions géopolitiques sont l’un des principaux facteurs de fluctuation des cours du pétrole.

Ainsi, tout conflit ou instabilité politique au Moyen-Orient a eu un impact sur les cours du pétrole. Pour Reda Aboutika, Chef analyste chez XTB France : « le second choc pétrolier de 1979 en est le parfait exemple. Ce choc a été causé par plusieurs facteurs, à commencer par la Révolution iranienne, la fuite du Shah d’Iran puis enfin la guerre Iran-Irak ».  Toujours selon le chef analyste de XTB : « le troisième choc pétrolier de 2008 a quant à lui été provoqué par une forte demande en provenance d’Asie, associée à une certaine rareté de l’offre combinée à des capacités de raffinages insuffisantes. Ce choc pétrolier a également été aggravé par une spéculation exacerbée ». La période de 2011 à 2014 aura également été soumise à de fortes variations avec notamment le printemps arabe et l’instabilité politique qui en a résulté.  « Plus récemment, quelques mois avant la propagation du COVID-19, de fortes variations ont eu lieu sur le marché pétrolier, à la suite notamment d’une escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran sous la présidence de Donald Trump, explique Reda Aboutika, qui poursuit : « certaines attaques de rebelles Houthi sur des installations pétrolière de Saudi Aramco ont également été à l’origine de pics de volatilité ». Au début de l’année 2020, le coronavirus s’est répandu et a entraîné une forte chute des cours du brut. La “guerre des mots” qui a opposé la Russie et l’Arabie Saoudite a semé la panique sur le marché pétrolier, les deux pays ne parvenant à s’accorder sur la production. Depuis le début de l’épidémie de Covid, le marché évolue en fonction des mesures de confinement et de réouverture des économies, ainsi que des décisions de l’OPEP+ qui tentent de stabiliser les prix dans cet environnement très mouvant de l’offre et de la demande.

Le cours du pétrole face aux autres matières premières

On peut estimer la valeur relative du pétrole en comparant son cours à celui d’autres matières premières du secteur de l’énergie, comme le gaz par exemple, et juger s’il est (relativement) cher ou non. Cependant, les cours du pétrole et du gaz tendent à évoluer dans la même direction, on ne peut donc pas se servir de cette corrélation pour déterminer si le pétrole s’échange aujourd’hui au juste prix, mais elle peut servir au trader spécialisé à arbitrer entre plusieurs matières premières du secteur de l’énergie.

Pourquoi le cours du pétrole peut-il être nul ou négatif ?

Une baisse marquée de la demande sur plusieurs mois peut entraîner des problèmes de stockage du pétrole qui se répercutera sur le prix du baril de brut, avec un léger décalage en fonction de la date des contrats à termes, très utilisés pour trader ce type de matière première. En cas de crise aigüe, le prix pourra même passer en territoire négatif. C’est la situation que nous avons connue en avril 2020.

En fait, le 20 avril, le baril WTI pour livraison en mai a d’abord dégringolé à zéro avant de clôturer à un prix négatif de -37,63 dollars – un phénomène inédit en près de 40 ans de cotation du pétrole ! Cela veut-il dire que le pétrole ne vaut plus rien ? Non, évidemment. Cette aberration repose surtout sur l’un des principaux produits financiers qui permet de trader le pétrole et bon nombre de matières premières : les contrats à terme.

Avec un contrat à terme, les deux parties se mettent d’accord sur un prix à un instant T pour une livraison à une date ultérieure. Ce fameux 20 avril, ce sont les contrats à terme sur les barils de WTI du mois de mai qui se sont effondrés car la livraison devait intervenir le lendemain, 21 avril. Avec la chute de la demande liée à la crise du coronavirus (avions au sol, voitures au garage et usines au ralenti), les capacités de stockage de l’or noir étaient depuis quelques semaines déjà arrivées à saturation et personne n’avait envie de se retrouver avec des barils sur les bras, ce qui explique les prix négatifs constatés le 20 avril. D’autant que ledit baril n’est pas livré dans un bidon et que le coût de stockage n’est pas anodin. Les acheteurs ont donc préféré payer pour ne pas recevoir la marchandise plutôt que d’en prendre possession !

Consulter également notre article Quel est votre style de trading ?

Bourse : comment investir dans le pétrole ?

Peut-être vous demandez-vous comment investir dans le pétrole en Bourse ? Comment investir dans le pétrole Brent ou le WTI ?

Il existe plusieurs possibilités pour l’investisseur particulier qui voudrait investir dans l’or noir. Découvrez dans cette vidéo comment investir sur le pétrole via les principaux actifs financiers permettant de se positionner sur le pétrole.

Les produits dérivés pour trader le pétrole

Vous pouvez choisir d’investir dans le pétrole via des produits dérivés comme les CFD, les futures, mais aussi des produits de Bourse comme les Turbos. Les produits dérivés s’adressent aux traders avertis qui pourront directement spéculer sur le pétrole.

Attention, certains produits dérivés sont des produits de Bourse, listés, cotés et régulés à l’image des turbos par exemple, et permettent de se positionner sur les cours du Brut sans risquer de perdre plus que la somme initialement investie. D’autres, comme les CFD, sont des produits qui s’échangent de gré-à-gré et peuvent faire perdre à l’investisseur, en cas de mauvaise anticipation, une somme supérieure à celle initialement investie (sauf avec un compte à risque limité). La prudence est donc de mise et l’on réservera ce type d’investissements sur le marché du pétrole aux traders les plus expérimentés, familiers des produits dérivés, et qui disposent d’un horizon de placement court terme.
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Les ETF pour investir dans le pétrole

Les trackers sont d’excellents moyens d’investir dans le pétrole sur le moyen-long terme notamment. Mais qu’est-ce qu’investir dans le pétrole via un ETF ? Les ETF ou trackers sont des fonds indiciels cotés en Bourse qui s’échangent comme une action. Ils ont pour objectif de répliquer la performance d’un indice de référence qui peut être l’indice pétrole ou l’indice du secteur des matières premières par exemple.

Les actions de sociétés du secteur pétrolier pour se positionner indirectement sur l’or noir

Vous pouvez également investir dans des sociétés en lien direct avec ce marché comme par exemple des sociétés d’exploitation de gisements de pétrole telles que Royal Dutch Shell, BP ou TotalEnergie. Il existe également de nombreuses activités parapétrolières dont les liens avec le secteur pétrolier sont moins évidents mais tout aussi directs.

En outre, les OPCVM permettent d’investir dans les sociétés du secteur pétrolier en déléguant la gestion et le choix des société à un gérant spécialisé sur les matières premières et sur le marché pétrolier.

Tous ces actifs financiers sont disponibles chez votre courtier en ligne et peuvent être logés sur un compte titre ou sur un PEA (pensez à vérifier pour ce dernier que l’action convoitée est bien éligible).

Où investir dans le pétrole ?

Vous vous demandez peut-être comment investir dans le pétrole en Afrique ou dans une autre région du globe. Le marché du pétrole étant mondialisé, sachez qu’il n’est pas possible de cibler la région productrice lorsque l’on achète un ETF ou un produit dérivé quel qu’il soit. Pour investir dans le pétrole en Afrique (ou ailleurs) un investisseur particulier devra forcément passer par les sociétés pétrolières qui exploitent le pétrole dans ces régions car il ne peut acheter directement le pétrole aux puits et gérer les livraisons, stocker la matière première, etc.

En tant qu’investisseur particulier, il n’est possible de cibler sa région de production qu’en achetant des actionsde sociétés qui exploitent des gisements sur les territoires visés. Par exemple, de nombreuses majors exploitent du pétrole en Afrique comme Total Gabon. En Arabie Saoudite, c’est Saudi Aramco, l’une des plus importantes capitalisations boursières au monde qui exploite l’or noir. En Chine, on peut citer la société Sinopec.

Nos conseils pour trader le pétrole

Fin 2018, le mouvement des gilets jaunes, en France, s’est construit sur une augmentation des prix à la pompe due à une hausse de la fiscalité des carburants et un cours du brut fluctuant. Après plusieurs semaines de baisse, le prix du baril est reparti à la hausse en janvier 2019. Il faut bien garder à l’esprit que, comme le pétrole est une matière énergétique stratégique qui touche à de nombreux secteurs, ces fluctuations chaotiques ont d’importantes conséquences. Le pétrole peut en effet entraîner dans sa chute les secteurs sensibles aux matières premières, et, par contagion, les bourses mondiales. Mais la crise du coronavirus en 2020 nous a aussi démontré que la chute des bourses mondiales pouvait dans son sillage entraîner celle des cours du pétrole. À l’heure actuelle, les prix du pétrole sont étroitement liés aux restrictions dues à la crise sanitaire et aux décisions de l’OPEP + qui cherche à endiguer la chute des cours du Brut. Il est donc indispensable de bien se tenir au courant de l’actualité macro-économique et de se garder d’investir dans le pétrole juste avant une réunion des pays membres de l’OPEP+ qui peut avoir de très lourdes conséquences sur l’offre et donc sur le prix du Brut, de manière favorable ou défavorable à l’investisseur.

Voici les principales informations à avoir en tête lorsque l’on souhaite trader le pétrole.

Un recul du prix du pétrole positif pour la croissance mondiale

Les faibles prix pétroliers, à moyen et long terme, provoquent un transfert de revenus des épargnants vers les consommateurs et contribuent à diminuer la propension à épargner qui pèse sur les taux réels neutres mondiaux. La faiblesse des prix du pétrole que nous avons pu connaître en 2020 a été l’un des leviers pour accompagner la reprise économique. Avec le rebond de l’activité économique et le retour de la croissance, les prix du pétrole sont naturellement repartis à la hausse, surtout que l’offre peine à s’ajuster à cette recrudescence de la demande compte tenu des échecs d’accord sur la production au sein des pays membres de l’OPEP+.

Une baisse du prix du baril de pétrole a de fortes répercussions

Les craintes liées au pétrole et à la liquidité engendrent une augmentation des taux des obligations risquées. Bon nombre de devises estampillées pétrole subissent de plein fouet l’association pétrole déprécié et dollar fort. C’est par exemple le cas du dollar canadien et de la couronne norvégienne, les deux pays exportateurs de pétrole du G10 sont particulièrement touchés en cas de baisse du baril. Comme toujours en période de fluctuations importantes et de turbulence sur les marchés, l’or demeure une valeur refuge très prisée des investisseurs. Investir dans l’or jaune, c’est généralement parier sur des perspectives baissières pour l’or noir. À l’inverse, considérer qu’il est déjà trop tard, c’est considérer que le pétrole a atteint son prix plancher.

Une chute des cours du baril amène nécessairement à une concentration du secteur

C’est même sur cette affirmation que s’est fondée courant 2019 la stratégie saoudienne qui, pour éliminer nombre de ses concurrents américains, a voulu mener une politique d’effondrement des prix. En effet, les coûts de production du pétrole de schiste américain est élevé, notamment les barils de WTI produits au Texas, au Nouveau-Mexique ou encore en Louisiane. Selon une enquête récente de la Réserve fédérale de Dallas, ils doivent se situer en moyenne entre 23 et 36 dollars par baril pour couvrir les coûts d’exploitation des puits existants. La faiblesse des cours du pétrole de l’ère pré-covid ont donc poussé plusieurs acteurs du secteur pétrolier et parapétrolier à mettre la clé sous la porte.

Consulter également notre article Comment trader avec Fibonacci

Faut-il actuellement investir en Bourse dans le pétrole ?

La reprise de l’activité post-covid a engendré un retour de la demande plus rapide que celui de l’offre, comme le signale Andy Lipow, du cabinet Lipow Oil Associates. Le cours du pétrole est en hausse constante depuis près de deux mois. Jusqu’à atteindre des chiffres jamais observés depuis 7 ans. Bien que l’on puisse anticiper une poursuite de la hausse dans les mois avenir, notamment en raison d’une hausse globale des énergies (électricité, gaz, charbon, etc.), il faut cependant tenter de se positionner sur les replis techniques et rester vigilant afin de ne pas se positionner sur un « plus haut ». Il est clair que le Covid-19 a faussé les prix du pétrole pendant plus de 18 mois. Nous avons vécu des situations inédites sur les prix du pétrole pendant la crise sanitaire, nous vivons maintenant le retour de bâton avec des situations inédites а la reprise d’activité. La hausse des prix n’est pas sans compter les interventions de l’OPEP qui cherche comme bien souvent à maintenir un prix élevé en réduisant les quotas de production. L’Opep a relancé les machines, mais avec modération. En septembre, ils ont augmenté leur production à 486 000 barils par jour par rapport à août.

Quand investir dans le pétrole ?

Il peut être judicieux de profiter de la baisse des prix du brut pour investir dans le pétrole. En se positionnant sur l’or noir lorsque celui-ci atteint des plus-bas historiques, on écarte le risque d’entrer sur un plus-haut. Cependant, le market timing reste une pratique risquée. Il est donc absolument primordial de disposer d’un horizon d’investissement long terme et de ne pas présenter un profil trop averse au risque. Il conviendra également d’investir sur cette matière première extrêmement volatile une petite partie seulement de votre patrimoine. Pour les traders voulant se positionner à court terme à la hausse ou à la baisse sur le pétrole, il est primordial d’identifier, d’un point de vue technique, la zone de consolidation qui pourrait servir de point de départ à une poursuite de la reprise des cours du pétrole brut.

Quelques questions sur l’investissement dans le pétrole ?

Comment investir dans le pétrole en Bourse ?
De très nombreux moyens d’investir dans le pétrole existent : produits dérivés pour les traders avertis qui souhaitent investir à court terme, ETF pour investir sur le cours du Brut à moyen long terme, mais aussi actions de sociétés d’exploitation de gisements par exemple, via des titres vifs ou des OPCVM.

Quel est le meilleur moment pour acheter du pétrole ?
Il paraît judicieux d’investir dans le pétrole lorsque les cours atteignent des plus bas historiques. Attention cependant, tant que les raisons pour lesquelles les prix ont chuté sont présentes, la reprise est compromise. En outre, rappelez-vous que le cours de l’or noir est très volatil et qu’il est moins risqué d’investir avec un horizon de placement long terme.

Quelle évolution attendre du prix du pétrole ?
Les cours du pétrole varient avant tout selon l’offre et la demande. Il y a donc fort à parier que les cours continueront à augmenter tant que l’activité continuera à rependre et que les spectres des confinements et des paralysies économiques se dissiperont. Les cours du pétrole sont en bonne voie pour retrouver les prix postpandémies vers les 100$. Il faudra suivre avec beaucoup d’attention les décisions en matière de production des pays de l’Opep joueront également une importance capitale dans la guerre des prix que livrent l’Arabie Saoudite aux États-Unis.

Toutes nos informations sont, par nature, génériques. Elles ne tiennent pas compte de votre situation personnelle et ne constituent en aucune façon des recommandations personnalisées en vue de la réalisation de transactions et ne peuvent être assimilées à une prestation de conseil en investissement financier, ni à une incitation quelconque à acheter ou vendre des instruments financiers. Le lecteur est seul responsable de l’utilisation de l’information fournie, sans qu’aucun recours contre la société éditrice de Cafedelabourse.com ne soit possible. La responsabilité de la société éditrice de Cafedelabourse.com ne pourra en aucun cas être engagée en cas d’erreur, d’omission ou d’investissement inopportun.

Clémence Tanguy

Responsable Editoriale - Café du Patrimoine - Site internet - Twitter

Après des études littéraires et une double formation en communication à la Sorbonne et au CELSA, Clémence Tanguy a travaillé à la SNCF et au Conseil Général des Hauts-de-Seine avant d’intégrer l’équipe de Café de la Bourse en 2015.

Elle est en charge des sujets relatifs à l’actualité macro-économique, aux crypto-monnaies, aux produits financiers, aux finances personnelles et à l’investissement en général, avec une approche pédagogique et pragmatique.

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